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Das ist die Galerie

+ d'infos sur l'adaptation de Linda Dušková ,
mise en scène Linda Dušková

: Note d'intention

Notre création est donc menée par le désir de retrouver et de reconstituer physiquement l'image qui a été décrite en s'appuyant sur les différentes variations d'une histoire, d'une situation, d'un lieu. Elle tente d’exprimer par les moyens propres au travail de plateau cette ambiguïté de message que les images nous communiquent.


Afin de s’approcher de la structure dans laquelle le palimpseste müllerien a été construit, nous avons décidé d’ancrer notre travail sur une situation centrale et d’en extraire plusieurs variations. Il s'agit de la situation du coïte / meurtre qui se déroule entre “la femme”, “l'homme” et “l’oiseau”. A l’instar d’une enquête policière, nous travaillons à partir des traces et des indices laissés par cette situation primaire (des verres, du vin coulé, un bol de fruits empoisonnés, une chaise cassée...) afin de découvrir six variations possibles, six alternatives concrètes et plausibles de l'histoire. Mort ou amour ? Meutre ou acte sexuel ? Comment ? Qui ? Pourquoi ? Telles sont les questions auxquelles nous nous devons de répondre... Et c’est au récit d’une histoire fluide et définitive, combinant des éléments de chaque scenario et contenant en substance les différentes interprétations possibles que nous nous livrerons.


Véritablement inspiré par la pièce No Kumasaka et par l'histoire d'Alceste , Heiner Müller saisit dans son texte, à l'image de Sisyphe, la reproduction éternelle de la même situation : « Je t'ai pourtant dit de ne pas revenir, quand on est mort, on est mort ». C’est à travers la répétition incessante de l’action primaire que cette logique d’enfermement et de cercle vicieux nous emportera. Répéter le meurtre/coït et le coït/meurtre, répéter encore et encore, jusqu’à ce que cette action se vide, que nous ne sentions plus, ni plaisir ni peine, et que se confondent indisctinctement, culpabilité et innocence, jouissance et dégoût.


Photographe Gabriel de Vienne accompagne l’équipe depuis le début de la création, alimentant de nourriture visuelle le travail des comédiens, et sera présent sur le plateau dans la forme finale du spectacle. Il produira des photographies en direct, apportant aux spectateurs d’autres regards et d’autres points de vue sur ce qu’il se joue, en usant aussi de ce qu’elles permettent : mentir, falcifier, dissimuler, manipuler... Il proposera enfin, un « un palimpseste photographique » en forme de retable, concentrant tous ses niveaux d’interprétations de l’image décrite dans le texte de Müller.

Linda Duskova, metteure en scène

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