Depuis la cuisine on se remplit l’estomac pour mieux apaiser sa conscience noyée dans les discours du catholicisme et du fascisme. La cuisine devient alors l’espace consacré à la cérémonie, l’arène d’un jeu qui ne cesse de s’inventer et de se transformer. Sur le principe des poupées russes, il y a des pièces à l’intérieur de la pièce. Les Présidentes, grandes prêtresses de cette cérémonie, ont pour fonction de donner à entendre la langue. Elles nous disent dans leur diarrhée verbale, combien le fantasme est nécessaire à la vie même. Aussi pour survivre met-on mort...
Coproduction Comédie de Saint-Etienne, Compagnie des Lumas, Théâtre de la Renaissance